LA SAISON CULTURELLE

Michel Lhéritier 06 78 31 56 53

Jean-Luc Robert, relations avec le public : 06 80 63 33 58 / 01 42 09 36 42

Réservation uniquement par mail : michel.lheritier@gmail.com

1 - LES MUSÉES - LES QUARTIERS - LES MONUMENTS

2 - LES EXPOSITIONS

3 - LE CALENDRIER

En raison du statut de micro-entrepreneur, le BILLET D'ENTRÉE (exposition, musée, monument) N'EST PAS COMPRIS dans le tarif ; il sera réglé en ESPÈCES le jour de la visite, au point de rendez-vous. Selon les lieux, vous pouvez faire valoir vos droits à réduction ou à gratuité sur ce billet d'entrée.

1 - LES MUSÉES, LES QUARTIERS, LES MONUMENTS

réservation : michel.lheritier@gmail.com

téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 53


 quartier 


Le cimetière des Batignolles,

les Épinettes

RdV entrée principale du cimetière 8, rue Saint-Just 75017 Paris

métro Porte de Clichy (ligne 13, en queue) 
sortie 2 boulevard Bessières  / bus 54, 74

RER C Porte de Clichy  
sortie avenue de Clichy (en queue)

jeudi 8 mars         13:30

samedi 10 mars   15:00

visite commentée 15€ (moins de 18a gratuit)
réservation par mail (ou par billetweb)





Le cimetière des Batignolles, situé 8 rue Saint-Just, dans le quartier des Épinettes,
au nord-est du XVIIe arrondissement a été ouvert le 22 août 1833. Entre les portes de Clichy et de Saint-Ouen, il couvre environ onze hectares, soit la même superficie que le cimetière Montmartre, ce qui en fait ex æquo le troisième plus vaste cimetière intra-muros après le Père-Lachaise et Montparnasse. Il comprend 900 arbres (marronniers, érables, etc.). De nombreuses personnalités y reposent dont je vous laisse la surprise de la découverte du tombeau. Selon l'horaire, nous conclurons la visite par le nord du quartier des Épinettes.

 quartier 

Montparnasse 2 : l'art et la scène!


RdV sortie du RER B Port-Royal / bus 38, 83, 91



lundi 26 mars  14:00

samedi 12 mai 10:30



visite commentée 15€ (moins de 18a gratuit)
réservation par mail (ou par billetweb)



Après la découverte des grands cafés et de l’artère principale du quartier, nous nous enfonçons dans le ventre de Montparnasse : de la rue Notre-Dame-des Champs à la Cité Falguière par les rues Delambre et de la Gaîté, nous construisons notre parcours. Les plus grandes figures du XXème siècle répondront à cette question lancinante : pourquoi un simple quartier d’une ville peut-il ainsi devenir le centre du monde ? Ernest Hemingway, Scott Fitzgerald, Gertrude Stein et ses frères, Othon Friesz, Sainte-Beuve, Renoir,
Cézanne, Kisling, Soutine ou Léger et des CENTAINES d’autres tenteront de nous apporter leur réponse. On vous racontera les soirées finissant en orgies romaines et les petits matins où il faut se remettre devant le chevalet ou remonter sur scène pour les répétitions rue de la Gaîté, où sont encore les théâtres : Montparnasse, Bobino, Gaité-Montparnasse, à moins qu’on travaille au Sphinx. Nous tenterons d’atteindre la cité Falguière, terminus du voyage, devant les ateliers de Soutine, Foujita, Modigliani, Gauguin, Brancusi. Montparnasse a envahi la Rive gauche, débordant de partout jusqu’aux limites de la ville.


 monuments  

le château de Maisons

le château de Monte-Cristo

COVOITURAGE INDISPENSABLE : merci de signaler vos DEMANDE et OFFRE dès votre réservation
 château de Maisons       plus d’infos
RdV billetterie
2 avenue Carnot 78600 Maisons-Laffitte
RER A Maisons-Laffitte  / Transilien St-Lazare J, L / bus 262
900 m à pied de la gare RER et transilien
GPS 48° 56’ 51’’N – 2° 9’ 11’’E

Déjeuner libre à Maisons-Laffitte

 château de Monte-Cristo   plus d’infos
RdV billetterie
accès parking chemin du haut des Ormes Le Port-Marly
GPS : 48° 52’ 57’’N - 2° 6’ 17’’E








vendredi 6 avril         9:45

dimanche 15 avril     9:45

visites commentées 29€ (espèces ou chèques)
billets d'entrée 11€ à régler sur place (espèces) 
réservation par mail (ou par billetweb)

Le  château de Maisons , à Maisons-Laffitte ou château de Maisons-sur-Seine, est considéré comme un chef-d'œuvre de l'architecture civile du XVIIème siècle. Constituant une référence dans l'histoire de l'architecture française, il marque la transition entre la fin de l'architecture de la renaissance tardive et celle du classicisme. Sur la foi des témoignages des contemporains, le bâtiment est attribué à l'architecte François Mansart. Aucun document ne corrobore cette attribution, en dehors d'un paiement de 26 000 livres effectué par René de Longueil au profit de François Mansart en 1657, a priori après l'achèvement du château. Néanmoins, elle est affirmée par un pamphlet intitulé « La Mansarade » qui accuse l'architecte de s'être rendu compte, après avoir fait élever le premier étage, qu'il avait commis une erreur dans ses plans et d'avoir fait abattre tout ce qui avait été construit pour tout recommencer. Charles Perrault attribue également Maisons à François Mansart : « Le château de Maisons, dont Mansart a fait tous les bâtiments et les jardinages, est d'une beauté si singulière qu'il n'est point d'étranger qui ne l'aille voir comme l'une des plus belles choses que nous ayons en France. » Perrault souligne que l'architecte avait l'habitude de faire refaire parfois plusieurs fois certaines parties de ses bâtiments, à la recherche de la perfection.

Magnifiquement situé entre la Seine et la forêt de Saint-Germain-en-Laye, le château de Maisons a été conçu comme la pièce centrale d'une composition paysagère dotée d’une immense perspective. Placé sur un axe est-ouest légèrement décalé, le château expose sa façade côté jardin vers le sud-est et sa façade côté cour vers le nord-ouest.

Le château abrite quatre grands
appartements, répartis entre le rez-de-cour et le premier étage. Les appartements du château étaient tous distribués selon le même plan, à part celui du roi qui possédait une distribution qui lui était propre. Ces appartements se constituaient d'une antichambre, d'une grande chambre (ou chambre de parade), d'une petite chambre, d'un cabinet de garde-robe et d'un cabinet de toilette. Des petits appartements, des logements de serviteurs et des espaces de services se répartissent sur plus d’une dizaine de niveaux (combles, entresols et caves).


Le  château de Monte-Cristo , paradis terrestre d’Alexandre Dumas…
On pourrait devenir amoureux fou de ce monument, comme on aime la lune quand on est jeune (Léon Gozlan, L'Almanach comique – 1848)
Au sommet de sa gloire, en 1844, après le succès des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo parus dans la presse sous forme de feuilletons, Alexandre Dumas cherche à s’établir loin du tumulte incessant de la ville dans un lieu où il pourra trouver suffisamment de quiétude pour travailler et fournir aux éditeurs ses manuscrits.
Dumas réside alors à Saint-Germain-en-Laye.
Séduit par les paysages de bords de Seine, il choisit une colline située sur les coteaux du Port-Marly pour y faire construire sa demeure. Il engage un architecte, et non des moindres, Hippolyte Durand, afin de lui faire réaliser son rêve. Il désire un château Renaissance édifié face à un castel gothique entouré d’eau. Le parc doit être aménagé « à l’anglaise » et agrémenté de grottes, rocailles et cascades… Dumas donne ses directives et son domaine est conçu selon ses souhaits. Le 25 juillet 1847, l’écrivain pend la crémaillère en présence d’une foule d’amis, d’admirateurs et de curieux…

Le château de Monte-Cristo est une charmante demeure aux façades entièrement sculptées. L’histoire, la nature et l’âme de l’écrivain y sont omniprésentes : motifs floraux, anges, instruments de musique et armes côtoient divers animaux étranges. Au-dessus de chaque fenêtre du rez-de-chaussée, Alexandre Dumas fait placer un portrait d’écrivain dramatique de chaque époque. À la place d’honneur, au-dessus de la porte d’entrée, Dumas lui-même semble accueillir ses hôtes. Au fronton sont les armes de sa famille ainsi que sa devise « J’aime qui m’aime ». Les clochetons au sommet des deux tourelles sont ornées du chiffre du grand écrivain.

 journée 


Auvers, thébaïde des peintres

RdV : mairie, 38 rue du Général-de-Gaulle, 95430 Auvers sur Oise

jeudi 12 avril     

de 10:00 à 17:00



dimanche 6 mai 


de 10:00 à 17:00



.visite commentée 24€ (espèces ou chèque)
.tarifs d’entrée 21€ (espèces)hors entrée château d’Auvers, en option
réservation par mail (ou par billetweb)

déjeuner libre : pique-nique ou restaurant

cliquez sur les expressions en gras :

Au cours de cette journée-promenade, nous découvrions le village, riche en patrimoine culturel particulièrement attractif. Van Gogh d’abord, mort ici de façon mystérieuse, le 29 juillet 1890 à 37 ans : nous irons nous recueillir sur sa tombe, voisine de celle de son frère Théo. Nous examinerons les plaques-tableaux reproduisant les œuvres des peintres du point de vue où elles ont été peintes : Van Gogh qui a peint ici 70 toiles en 70 jours, mais aussi Cézanne, Corot, Daubigny et Pissarro. Les demeures et les musées ensuite : l’auberge Ravoux où se voit la chambre où Vincent est mort, le musée Daubigny consacré à l’illustre représentant de l’école de Barbizon, l’une des souches de l’impressionnisme et la maison-atelier du peintre. Le château d’Auvers, offre une « vision impressionniste » d’Auvers-sur-Oise (en option).
Nous rendrons enfin hommage au docteur Gachet dans sa maison où il a accueilli et soigné tant d’illustres signatures parmi lesquelles Cézanne, Pissarro ou Van Gogh. Nous rencontrerons des lieux remarquables comme le Castel Val d’Hector Guimard, ou encore un authentique cloitre pyrénéen reconstruit dans le village. Nous visiterons aussi l’église Notre-Dame-de-l'assomption, fondée au XIème siècle et immortalisée par Vincent. Le musée de l’absinthe ou la galerie d’art contemporain compléteront notre découverte.

 quartier 


Boulogne, années 30

RdV métro MARCEL-SEMBAT (ligne 9, en tête) 
sortie  1 avenue Victor-Hugo
devant KFC restaurant
125 av Victor-Hugo Boulogne-Billancourt

vendredi 13 avril 13:30

samedi 7 avril      15:00

visite commentée 15€ (moins de 18a gratuit)
réservation par mail (ou par billetweb)









Un laboratoire d'architecture de l'entre-deux-guerres

Ce parcours urbain réalisé par la ville de Boulogne-Billancourt vous permettra de comprendre le dynamisme créatif et architectural des Années 30. Nous observerons les différents éléments fondateurs de l'architecture contemporaine comme les toits-terrasse, les fenêtres en longueur ou encore les façades libres.

Des années de folle créativité

L’entre-deux-guerres fut à Boulogne-Billancourt un temps d’intense création architecturale. De nombreux architectes qui se réclamaient pour certains de l’avant-garde tels Mallet-Stevens, de la tradition comme J-L Courrège, ou bien encore du néo-classicisme à l’exemple de Emilio Terry, bâtirent au centre et au nord de la ville des ateliers d’artistes, des édifices publics, des immeubles d’habitation...

Ils ont laissé leur empreinte dans le paysage

Vous retrouverez les éléments fondateurs de l'architecture contemporaine en passant devant l’atelier Dora Gordine d’Auguste Perret, ou bien devant les villas Collinet et Dubin de Robert Mallet-Stevens et Raymond Fisher, ou encore en observant les fenêtres en bandeaux de Le Corbusier. Des immeubles collectifs se distinguent également, comme l’immeuble « Molitor » de Le Corbusier en briques de verre, l’immeuble de Constant Lefranc en briques et en béton enduit, ou celui de Philippe Pingusson en béton armé dont les formes rappellent celles d’un paquebot. Le musée des Années 30 sera en option.


 quartier 


les Buttes méconnues de Paris : 

Chapeau-rouge, Beauregard 

(Mouzaïa), Bergeyre







RdV : sortie du métro PRÉ-ST-GERVAIS (7bis)
70 boulevard Sérurier 75019
TRAM 3b Hôpital Robert-Debré / bus 48

jeudi 31 mai       15:00 


dimanche 3 juin 15:00 

visite commentée 15€ (moins de 18a gratuit)

réservation par mail (ou par billetweb)

Difficile de décrire en quelques lignes ces quartiers du Combat et de l’Amérique, dont les habitants font tout pour cacher leur privilège. Nous saurons les débusquer et partager ainsi leur quiétude de villageois parisiens. Hormis la Mouzaïa, leurs noms vous sont inconnus, rues jamais plus larges qu’un sens unique, ruelles ou venelles piétonnes, points de vue époustouflants sur la capitale. Maisons ouvrières à l’origine, devenues résidences des bourgeois-bohème, elles nous donneront encore plus l’occasion d’aimer Paris

 monument 


L’hôtel de Païva

RdV devant l’hôtel de Païva 25 avenue des Champs-Elysées 75008 Paris
métro 1,9 Franklin Roosevelt – 13 Champs-Élysées-Clemenceau / bus : 28 32 42 73 80 83 93

dimanche 10 juin       10:45 


visite commentée 11€ (chèques ou espèces)
entrée 9€ (espèces)
réservation par mail (ou par billetweb)

La marquise de Païva est la plus célèbre courtisane du Second empire. Les mystères qu’elle a soigneusement entretenus ont nourri les affabulations les plus variées sur son existence. Née Thérèse Lachmann, probablement en 1819 dans le ghetto de Moscou, d’un père modeste commerçant de tissus, elle est mariée très jeune à un tailleur dont elle a un fils. Très vite, délaissant époux et enfant, elle traverse l’Europe en vivant de ses charmes et arrive à Paris vers 1845. Elle y rencontre le pianiste Henri Herz, qui l’introduit dans le milieu des artistes et des écrivains. Elle s’installe ensuite à Londres où elle séduit de richissimes aristocrates tels lord Stanley. De retour à Paris, considérablement enrichie, elle fait la connaissance en 1850 du faux marquis de Païva, joueur désargenté et l’épouse pour son précieux titre, s’en sépare très vite et tombe amoureuse d’un jeune comte prussien, Guido Henckel von Donnersmarck, héritier des mines de fer de Silésie et seconde fortune de Prusse. À l’occasion de l’exposition universelle de 1855, elle se fait présenter

l’architecte Pierre Manguin et lui commande un hôtel sur les Champs-Élysées, aussi somptueux qu’extravagant, à proximité de célèbres demeures, dont celle du prince Napoléon, cousin de l’Empereur. Après de dix ans de chantier, l’hôtel est inauguré en 1866, non sans avoir suscité de nombreuses jalousies. Elle y reçoit des écrivains célèbres, dont son plus fidèle ami, Théophile Gautier, des musiciens, des artistes. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, le couple se retire au château de Pontchartrain que le comte Guido avait offert à la marquise une dizaine d’années plus tôt. Leur mariage a lieu en 1871 alors que le comte fait partie de la délégation prussienne lors des négociations du traité de paix et qu’il est nommé gouverneur d’Alsace-Lorraine. Thérèse est désormais comtesse, mais c’est son titre de marquise qui demeure dans tous les écrits contemporains. Après un accident vasculaire cérébral, la marquise de Païva se retire avec le comte Guido au château de Neudeck, sur les terres silésiennes des Henckel von Donnermsarck et y meurt en 1884.

                                 

réservation : michel.lheritier@gmail.com

téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 53

2 - LES EXPOSITIONS

réservation : michel.lheritier@gmail.com

téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 53


1 - LES MUSÉES, LES QUARTIERS, LES MONUMENTS
3 - LE CALENDRIER
 merci aux personnes qui le peuvent de bien vouloir réserver en  SEMAINE (moins de monde, moins de presse,...) 

 exposition 


Visiteurs de Versailles, voyageurs, princes, ambassadeurs 1682-1789

château de Versailles
RdV entrée B dans la Cour d’honneur

 samedi 10 février     10:30 
 complet, liste d'attente 

 dimanche 11 février 10:30 
 complet, liste d'attente 

jeudi 15 février          10:30






N’achetez AUCUN billet d'entrée 
. conférence expo 12€ (espèces ou chèque)
. billet d’entrée coupe-file (exposition, visite libre château) :
   - normal 15€ (espèces)
   - ami du Louvre 13€ A PRÉCISER A LA RÉSERVATION 
réservation par mail (ou par billetweb)




Organisée conjointement par le château de Versailles et le Metropolitan Museum of Art de New York, l’exposition constitue la première collaboration d’envergure entre ces deux institutions culturelles au rayonnement mondial. Présentée à Versailles du 24 octobre 2017 au 25 février 2018, l’exposition se tiendra ensuite à New York du 9 avril au 29 juillet 2018.

VERSAILLES, destination royale
Avec près de 10 millions de visiteurs par an, Versailles figure parmi les sites historiques les plus visités du monde. Le palais et les jardins de Versailles ont attiré les visiteurs depuis que le petit relais de chasse créé par Louis XIII fut transformé par la volonté de Louis XIV en l’une des résidences les plus brillantes d’Europe, ouverte à tous suivant le souhait du roi.






VERSAILLES, entre lieu de pouvoir et espace public

Voyageurs français et étrangers, princes et ambassadeurs, artistes, écrivains et philosophes, architectes et savants, touristes du Grand tour et visiteurs d’un jour, tous sont venus à Versailles, lieu cosmopolite par excellence. Nombre de ces visiteurs ont décrit leurs expériences et couché leurs observations dans des mémoires et des journaux, publiés ou restés inédits à ce jour.
Qu'ils soient venus pour solliciter une faveur, admirer la splendeur de la cour ou découvrir le palais, tous les visiteurs ont la possibilité d'apercevoir le Roi durant la procession conduisant la famille royale à la messe. Les cérémonies des mariages royaux ainsi que certaines grandes fêtes religieuses sont également des occasions privilégiées de se rendre à Versailles.
Intense centre diplomatique, Versailles voit en outre se succéder des délégations venues du monde entier. De l’ambassade du Siam en 1686 à l’ambassade du royaume indien de Mysore en 1788, presque toutes les nations d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique s'y sont rendues.

Une exposition exceptionnelle 
À travers plus de trois-cents œuvres, cette exposition, la première sur ce sujet, met en lumière ces visiteurs de la seconde moitié du XVIIème siècle jusqu’à la Révolution. Mêlant portraits peints et sculptés, costumes de cour, guides de voyages, tapisseries, porcelaine de Sèvres et de Meissen, armes de parade ou tabatières, elle illustre ce que les visiteurs découvrent en arrivant à Versailles, quel type d’accueil leur est réservé, ce qu’ils voient et les impressions qu’ils en retirent, les cadeaux ou les souvenirs qu’ils en rapportent. Ainsi, les visiteurs d’aujourd’hui découvrent le château par le regard de ceux qui les ont précédés au cours de l’histoire.


-exposition-

Corot, le peintre et ses modèles
musée Marmottan

Aujourd’hui universellement célèbre pour ses paysages, Camille Corot fut aussi un immense peintre de figures; Degas l’estimait d’ailleurs tout particulièrement en ce domaine, soulignant sa modernité. Portraits d’intimes et nus étranges, paysannes romaines et moines absorbés dans la lecture, enfants et modèles d’ateliers, femmes à la mode et hommes en armures, Corot aborda tous les genres avec succès, des toutes petites effigies de ses intimes à ses monumentales figures de fantaisie, dont la Femme à la perle du Louvre est la plus célèbre. Contemporain aussi bien d’Ingres auquel il rend hommage que de Courbet ou du jeune Manet, auquel il se confronte, Corot, au cours de sa longue carrière, cherche, avec ses figures, à élever un pont entre tradition et modernité.
Riche d’une soixantaine de chefs-d’œuvre provenant des plus importantes collections publiques et privées d’Europe et des États-Unis (musée du Louvre, musée des Beaux-Arts de Lyon, musée d’Art et d’Histoire de Genève, Fondation Collection E.G. Bührle de Zurich, Metropolitan Museum of Art de New York, National Gallery of Art de Washington, collection Thyssen-Bornemisza de Madrid,…), l’exposition organisée par le musée Marmottan Monet entend mettre en lumière cet aspect aussi original que brillant de la production de celui qui fut le premier paysagiste moderne.

Rdv -À L’EXTÉRIEUR, 2 rue Louis-Boilly 75016
métro 9 La Muette / RER C Boulainvilliers bus 22, 52 La Muette–Boulainvilliers – 32 Louis Boilly – 63 Porte de la Muette - PC1 Ernest Hebert ou Porte de Passy

vendredi 9 mars    14:45
jeudi 15 mars        10:00
samedi 24 mars     12:30
samedi 5 mai         12:30

N’achetez AUCUN billet d'entrée 
.Conférence 12€ (espèces ou chèque)
.Billet d’entrée coupe-file + écouteurs 10€ (espèces)

 exposition 

PEINTURES DES LOINTAINS, la collection du musée du quai Branly

musée du quai Branly-Jacques Chirac

RdV : devant la billetterie du musée, 37, quai Branly
RER C Champ de Mars-Tour Eiffel 
la station RER C Pont de l’Alma est fermée  (travaux)


samedi 10 mars   11:15 
jeudi 15 mars       13:15 
samedi 24 mars   15:15 

 N'achetez AUCUN billet d’entrée 
. Conférence 12€ (espèces ou chèque)
. Billet d’entrée coupe-file 10€ (espèces)
réservation par mail ou par billetweb
Lumières sur la collection de peintures conservée par le musée du quai Branly-Jacques Chirac. Près de deux cents œuvres inédites révèlent l’évolution, à travers les siècles, du regard porté
en occident sur les peuples, sociétés et territoires lointains. Pour cette première exposition
consacrée à la collection de peintures du quai Branly, « Peintures des lointains » rassemble près de deux cent toiles et œuvres graphiques – parmi les cinq cents du fonds – datant de la fin du XVIIIè siècle jusqu’au milieu du XXè siècle. Une collection composite et largement méconnue, où l’odalisque d’Ange Tissier côtoie les portraits d’Amérindiens de George Catlin, les scènes de vie quotidienne cairote d’Émile Bernard voisinent les estampes et dessins de Tahiti signés Matisse ou Gauguin. À travers cette collection, c’est aussi l’histoire d’une rencontre avec l’autre et l’ailleurs qui est contée, l’évolution du regard artistique face à l’inconnu qui est questionnée. Dans une Europe en pleine expansion coloniale, face au choc d’un monde qui lui ouvre ses portes, l’art occidental emprunte différentes voies. Cédant d’abord à la tentation de l’exotisme – où l’exaltation de la couleur et de la lumière sert les rêves d’un orient de luxe et de volupté – il figurera par la suite un regard plus réaliste, ethnographique, attentif à l’autre. Entre onirisme et naturalisme, fantasme et documentaire, romantisme et propagande coloniale, un miroir de l’histoire artistique et politique.


 exposition 

Mary Cassatt, une impressionniste américaine à Paris
musée Jacquemart-André

Rdv -À L’EXTÉRIEUR, 158 boulevard Haussmann 75008 Paris
métro 9, 13 Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule / RER A Charles de Gaulle-Étoile / bus 22, 43, 52, 54, 28, 80, 83, 84, 93

samedi 17 mars     10:00
dimanche 25 mars 11:00
jeudi 29 mars         12:45

N'achetez AUCUN billet d'entrée 
. Conférence 11€ (espèces ou chèque)
. Billet d’entrée coupe-file + écouteurs 15€ (espèces)





Mary Cassatt, Summertime, 1894-95 - Photography ©Terra Foundation for American Art, Chicago

Mary Cassatt, Petite Fille dans un fauteuil bleu, 1878, Washington D.C., National Gallery of Art, Collection of Mr. and Mrs. Paul Mellon, 1983.1.18 © Courtesy National Gallery of Art, Washington
Mary Cassatt (1844–1926), considérée de son
vivant comme la plus grande artiste américaine, a vécu près de soixante ans en France. C’est la seule peintre américaine à avoir exposé avec le groupe des impressionnistes à Paris. L’exposition est la première rétrospective de son œuvre depuis plus de 100 ans. Elle réunit une cinquantaine d’œuvres, huiles, pastels, dessins et gravures, qui, accompagnés de divers supports documentaires, racontent l’histoire d’une Américaine à Paris

Les prêts proviennent des plus grands musées américains : National gallery of art de Washington, Metropolitan museum of art de New York, Museum of fine arts de Boston, Philadelphia museum of art ou Terra foundation à Chicago ; européens : musée des beaux-arts de Bilbao, fondation Gulbenkian de Lisbonne, fondation Bührle de Zurich ; français : musées d’Orsay et du Petit-Palais, INHA, BnF, ainsi que de nombreuses collections privées.

UNE APPROCHE FRANCO-AMÉRICAINE DE LA PEINTURE 
Issue d’une riche famille de banquiers américains d’origine française, Mary Cassatt a séjourné quelques années en France durant son enfance, puis poursuivi ses études à l’Académie des Beaux-arts de Pennsylvanie, avant de s'installer définitivement à Paris. Ainsi, elle n’a cessé de naviguer entre deux continents. Cette dualité culturelle se répercute sur le style singulier de l’artiste qui a su se frayer un chemin dans le monde masculin de l’art français et réconcilier ces deux univers.

Mary Cassatt, In the lodge (Dans la loge), 1878, huile sur toile, Museum of Fine Arts, Boston, photo © 2018 Museum of Fine Arts, Boston

L’intérêt dont Cassatt a toujours fait preuve pour les personnages plongés dans leurs pensées, qu’ils soient seuls, en famille ou dans un contexte social se révèle dans son approche moderne du sujet traditionnel de la mère à l’enfant qui lui a valu une reconnaissance internationale. De nombreuses facettes familières de l’impressionnisme et du postimpressionnisme ainsi que de nouveaux éléments qui relèvent de l’identité farouchement américaine de Cassatt sont illustrés ici. En tant qu’Américaine et que femme, elle a su se frayer un chemin dans le monde masculin de l’art français et réconcilier ces deux univers.


FIGURE FÉMININE DE L’IMPRESSIONNISME 
L’exposition met à l’honneur l’unique figure féminine américaine du mouvement impressionniste, qui, repérée par Degas au Salon de 1874, exposera par la suite régulièrement aux côtés du groupe. Cette monographie permettra aux visiteurs de redécouvrir Mary Cassatt à travers une cinquantaine d’œuvres majeures, huiles, pastels, dessins et gravures, qui, accompagnés de divers supports documentaires, raconteront toute la modernité de son histoire, celle d’une Américaine à Paris.


Mary Cassatt (de face) et Mme J.Durand-Ruel, 1910, photographie de Joseph Durand-Ruel. Archives Duran-Ruel

Lorsqu'en 1877, son dernier tableau est refusé par le Salon, Degas l'encourage à exposer à la 4ème exposition des peintres impressionnistes en 1879. Elle y montre ses tableaux Lydia dans une loge portant un collier de perles et La tasse de thé et y envoie onze peintures. Figure atypique dans le groupe des impressionnistes, portraitiste plus que paysagiste, elle les rejoint dans son goût pour le travail en extérieur, son sens des couleurs et sa recherche du réalisme qui n'est pas incompatible avec une forme de lyrisme et de sentimentalisme. Elle s'entretient fréquemment avec Degas, admire Pissarro aux côtés duquel le hasard la fait travailler et se lie d'amitié avec Berthe Morisot. Après la mort de sa sœur en 1882, Mary se lance dans une série de portraits de mères et d'enfants qui devient son sujet privilégié.

Baby in Dark Blue Suit, Looking Over His Mother's Shoulder, Circa 1889, © Cincinnati Art Museum

L’ORIGINALITÉ DU REGARD
Tout comme Berthe Morisot, Mary Cassatt excelle dans l’art du portrait, qu’elle approche de manière expérimentale. Influencée par le mouvement impressionniste et ses peintres aimant à dépeindre la vie quotidienne, Mary Cassatt a pour sujet de prédilection les membres de sa famille qu’elle représente dans leur environnement intime. Son regard unique et son interprétation moderniste du sujet traditionnel de la mère à l’enfant lui vaudront, par ailleurs, une reconnaissance internationale. À travers cette thématique, le public reconnaîtra de nombreuses facettes familières de l’impressionnisme et du postimpressionnisme français et découvrira de nouveaux éléments qui relèvent de l’identité farouchement américaine de Mary Cassatt.

Mary Cassatt participe ensuite aux 5ème et 6ème  expositions impressionnistes mais, suivant Degas, elle refuse d’exposer à la 7ème  de 1882. Lorsqu’en 1891, la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs français exclut de l'exposition chez Durand-Ruel les artistes nés à l'étranger, Mary Cassatt, indignée, loue chez le même Durand-Ruel, deux salles pour exposer ses tableaux et ceux de Pissarro.

En 1890, la découverte de la gravure japonaise est l'occasion d'un infléchissement : Utamaro et Toyokuni, maîtres de l'estampe japonaise l'influencent fortement, même si elle n'adopte pas la technique de la xylographie, caractéristique des productions extrême-orientales. Elle lui préfère la taille-douce, la pointe sèche, l'eau-forte et l'aquatinte. Son talent pour cette dernière technique, difficile, lui vaut une grande admiration de ses confrères. Les expositions particulières chez Durand-Ruel ou chez Ambroise Vollard sont suivies d’autres : New York (1895-1903) ou Manchester (1907). Selon Segard, c'est durant la période 1890-1910 qu'elle atteint le sommet de son art, synthèse heureuse entre l'ascétisme de la gravure japonaise et l'abondance de coloris de sa période impressionniste, évoluant au gré de son humeur entre ces différentes tendances.
Son père meurt en 1891, sa mère en 1895 et son frère Gardner en 1911. Ces décès l'affectent profondément et Mary souffre d'une dépression. Le diabète et la cataracte lui abîment la vue, elle cesse de peindre en 1914, et devient définitivement aveugle en 1921. Décédée le 14 juin 1926, elle repose dans la tombe familiale du Mesnil-Théribus.



Amie d’Edgar Degas, elle est souvent rattachée à l'impressionnisme qui a une réelle influence sur son œuvre précoce. Ses peintures, ses gravures et ses dessins de maturité doivent cependant plutôt être comparés à ceux des peintres post-impressionnistes : Toulouse-Lautrec ou les Nabis, avec qui elle partage un net intérêt pour les peintres et graveurs de l'ukiyo-e du Japon.








-exposition-

Tintoret, naissance d’un génie


Jacopo Tintoret, Conversion de Saint Paul (détail), 1538 © National gallery of Art, Washington

musée du Luxembourg

Rdv -dans la cour, 19 rue Vaugirard, 75006
RER B Luxembourg / métro 4 Saint-Sulpice ; 10 Mabillon / bus 58, 84, 89 Luxembourg 63, 70, 87, 86 Saint-Sulpice

samedi 17 mars     13:45
dimanche 25 mars 13:45
samedi 14 avril      10:45
lundi 14 mai           10:45

N’achetez AUCUN billet d'entrée 
- conférence 13€ (espèces ou chèque)
- entrée coupe-file + écouteurs 14€ (espèces)
réservation par mail (ou par billetweb)

Jacopo Tintoret, autoportrait, © Philadelphia Museum of Art, Gift of Marion R. Ascoli and the Marion R. and Max Ascoli Fund in honor of Lessing Rosenwald, 1983, Philadelphie
À l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance du
Tintoret, le musée du Luxembourg célèbre l’un des plus fascinants peintres de la Renaissance. L’exposition se concentre sur les quinze premières années de sa carrière, période décisive et déterminante pour comprendre comment il se construit. Elle propose ainsi de suivre les débuts d’un jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne mais ouvert aux multiples nouveautés venues du reste de l’Italie, et décidé à renouveler la peinture dans une Venise cosmopolite. Peinture religieuse ou profane, décor de plafond ou petit tableau rapidement brossé, portrait de personnalité en vue ou d’ami proche, dessin ou esquisse… les œuvres rassemblées rendent compte de la diversité du travail de Tintoret et de sa volonté de frapper l’œil et l’esprit par son audace. L’exposition retrace en définitive l’ascension sociale d’un homme d’extraction modeste qui, grâce à son talent, parvient à s’élever dans la société, à s’imposer et à se faire un nom sans rien oublier de ses propres origines. Le Tintoret, de son vrai nom Jacopo Comin naît à Venise et doit son surnom Tintoretto (« le petit teinturier ») à son père, Battista Robusti, qui travaille dans une teinturerie. Élève de Titien, il est réputé avoir dépassé son mentor dans la maîtrise des couleurs et des ombres, du rendu de la matière, s’inscrivant ainsi parmi les grands du style vénitien. Avant d’être admis à participer à une œuvre nouvelle, tout élève apprend le métier en copiant les travaux du maître. Le garçon est-il trop impatient d’affirmer sa personnalité ? Toujours est-il que Jacopo ne reste que quelques mois chez Titien. Il s’intéresse aux courants maniéristes toscan, romain ou émilien, diffusés à Venise par des artistes comme Sansovino, Salviati ou Schiavone. Admirateur de Michel-Ange qui l’influence dans sa technique du dessin, Tintoret a une passion pour les effets de lumière : il réalise des statues de cire de ses modèles et expérimente l’orientation des sources de lumière avant de les peindre. Certains visages réapparaissent dans différents travaux, sous différents angles et différents éclairages. Une grande exposition célébrant les débuts d’un génie italien de la Renaissance.

-exposition-

Foujita, les années folles

musée Maillol
RdV -À L’EXTÉRIEUR, 61 rue de Grenelle, Paris 75007 
m° rue du Bac / Sèvres-Babylone / bus 63, 68, 69, 83, 84, 94, 95

jeudi 5 avril           13:30
samedi 12 mai       13:30
samedi 2 juin         10:30


N’achetez AUCUN billet d'entrée 
. Conférence 13€ (espèces ou chèque)
. Billet d’entrée coupe-file + écouteurs 13€
. moins de 26a 7€ (espèces)


© Fondation Foujita, Adagp, Paris, 2017 - Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais  Jacqueline Hyde



© Fondation Foujita, Adagp, Paris, 2017
L’exposition consacrée à l’artiste japonais, naturalisé
français, Léonard Tsuguharu Foujita rassemble plus d’une centaine d’œuvres, issues de collections publiques et privées ; elles retracent le caractère exceptionnel des « années folles » de Foujita à Montparnasse, entouré de ses amis Modigliani, Zadkine, Indenbaum, Kisling, Pascin, Van Dongen, ... Elle se concentre sur la première période parisienne de l’artiste, très productif entre 1913 et 1931 et retrace le destin unique d’un artiste évoluant entre deux cultures. De ses premiers pas au Japon en passant par son ascension et la révélation de ses travaux, son parcours le mènera jusqu’à la création de ce personnage si singulier dans le contexte parisien des Années folles. Ses thèmes récurrents – femmes, chats, enfants et autoportraits – sont spécifiques du foisonnement de la production artistique de l’époque. Foujita traverse les grands courants modernistes sans dévier de son schéma de recherche, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux. Ses œuvres en appellent d’autres, celles de ses voisins d’atelier, ses amis, admirateurs ou inspirateurs, dans un dialogue enrichissant permettant de mesurer l’originalité et la complémentarité des artistes regroupés sous l’appellation « École de Paris ». 

foujita_1918_le_petit_bouddha © Fondation Foujita, Adagp, Paris, 2017

Dans une scénographie de Hubert Le Gall, l’exposition souligne à la fois les fantaisies de l’homme extravagant et son ascension jusqu’au sommet du mont Parnasse. Deux diptyques monumentaux, Combats I et II et Compositions au lion et au chien de 1928, étaient considérés par Foujita lui-même comme ses chefs-d’œuvre. Ces œuvres majeures, présentées à l’expostion, marquent le point d’orgue des Années folles, preuve de la virtuosité et de l’impact de Foujita sur son époque.

L’artiste, fou de dessin, après son illustre prédécesseur Hokusai, manie le pinceau avec brio. Le trait de Foujita, avec l’utilisation du sumi (encre noire japonaise) se révèle d’une sûreté infaillible et ses lignes d’une finesse calligraphique exemplaire, autant sur le papier que pour ses huiles. Il laisse à la couleur un rôle secondaire mais si décisif qu’elle en sublime le trait. La délicatesse de la gouache et de l’aquarelle emplit les formes par aplat, pour des transparences subtiles lorsqu’il s’agit de peinture à l’huile. Ses fonds d’or renforcent l’impression de préciosité et de raffinement. Cinquante ans après sa mort, le 29 janvier 1968, le musée Maillol met à l’honneur l’œuvre lumineuse et rare du plus oriental des peintres de Montparnasse.


 exposition 

Kupka
Grand Palais, Galeries nationales

rdv -À L’EXTÉRIEUR,au pied de l’escalier des groupes  métro 1, 13 Champs-Élysées-Clemenceau – 9 Franklin-D. Roosevelt / RER C Invalides / bus 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93

samedi 5 mai   16:30
samedi 12 mai 16:30
jeudi 24 mai     11:00

tarif :
. conférence : 12€ (espèces ou chèque)
. entrée coupe-file + écouteurs : 17€ (espèces) / Sésame : 4€ (espèces)





Kupka, Disques de Newton, © Adagp, Paris 2018 © Philadelphia Museum of Art

František Kupka, dit François Kupka, est né à Opočno (Bohême orientale), le 23 septembre 1871 et mort à Puteaux (Hauts-de-Seine), le 24 juin 1957. C’est un peintre tchèque comptant parmi les pères de l'abstraction avec Vassili Kandinsky, Gino Severini, Piet Mondrian, Kasimir Malevitch, Auguste Herbin et Robert Delaunay. Durant ses 85 années de vie, dont 61 en France, il aura vu de nombreux bouleversements de l'art, du symbolisme au pop art, en passant par l'impressionnisme, le cubisme et l'art abstrait, mais il saura toujours garder son indépendance, sa liberté par rapport à tous les courants de l'art. Pionnier de l'abstraction, il refusera toujours l'appellation d'artiste abstrait, et s'en expliquera ainsi : « Ma peinture, abstraite ? Pourquoi ? La peinture est concrète : couleur, formes, dynamiques. Ce qui compte, c'est l'invention. On doit inventer et puis construire. »

Première rétrospective, depuis l’exposition de 1975 au Guggenheim museum de New York et au Kunsthaus de Zurich, et celle de 1989 au musée d’art moderne de la ville de Paris, l’exposition couvre l’ensemble de l’œuvre de Kupka, de ses débuts marqués par le symbolisme jusqu’à ses dernières réalisations des années cinquante. Grâce au parcours européen de Kupka, enraciné dans sa Bohême natale, formé dans la Vienne fin de siècle et dans le Paris des avant-gardes, elle propose une nouvelle approche de deux courants majeurs des XIXè et XXè siècles, le symbolisme et l’abstraction, dont Kupka est un des principaux acteurs.

L’accent est mis sur les moments-clés de sa période créatrice, les chefs-d’œuvre symbolistes et les premiers portraits expressionnistes parisiens, son passage à l’abstraction en 1912, le cycle des peintures organiques saturées de couleurs, l’abstraction géométrique finale tout en évoquant des épisodes moins connus comme la période dite « machiniste » à la fin des années vingt. La personnalité riche et singulière de Kupka est habitée par une quête existentielle qui souligne son intérêt pour la philosophie, les cultures anciennes et orientales, les religions, la poésie ou encore la science. 

 exposition 

Chagall, Lissitzky, Malevitch,
l’avant-garde russe à Vitebsk (1918-1922)
centre Pompidou

Rdv -À L’EXTÉRIEUR, entrée des groupes avec réservation 
place Georges Pompidou métro 11 Rambuteau – 1, 11 Hôtel-de-Ville – 4, 7, 14 Châtelet / RER A, B, D Châtelet–les Halles / bus 29, 38, 47, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 96




samedi 26 mai   12:15

jeudi 31 mai       11:15
dimanche 3 juin 11:15

N’achetez AUCUN billet d’entrée
.conférence 13€ (espèces ou chèque)
.entrée coupe-file + écouteurs 13€ (espèces)
exonération ou réduction : cliquez ici
réservation par mail (ou par billetweb)


Marc Chagall, Paysage cubiste, 1919-1920 © Centre Pompidou / RMN-Grand Palais / Ph. Migeat © ADAGP, Paris, 2017

Le Centre Pompidou consacre une exposition à l’avant-garde artistique russe et soviétique à travers l’école dite de Vitebsk. Se concentrant sur l’émergence du mouvement de 1918 à 1922, porté en particulier par les figures magistrales de Marc Chagall, El Lissitzky et Kazimir Malevitch, l’exposition retrace la formidable éclosion d’activités artistiques révolutionnaires dans cette ville.

Cette avant-garde prend sa source lors de l’ouverture de l’École artistique de Vitebsk dont
Chagall prend la direction dès son inauguration en 1919 – l’exposition marque ainsi le centième anniversaire de l’accession du peintre au poste de commissaire des beaux-arts de la région. Les grands représentants de l’avant-garde russe et soviétique El Lissitzky et Kazimir Malevitch comptent parmi ceux qu’il invite alors à enseigner. C’est dans cet environnement que Malevitch fonde par la suite le premier collectif artistique de l’histoire de l’art, baptisé UNOVIS, « Les Champions du nouvel art ». Se concentrant sur les travaux de ces trois grands artistes, et à travers plus de 200 œuvres venues du monde entier, l’exposition est la première à mettre en valeur ce moment clé de l’aventure de la modernité et ce lieu décisif pour le développement des mouvements soviétiques d’avant-garde. Se concentrant sur l’émergence du mouvement de 1918 à 1922, porté en particulier par les figures magistrales de Marc Chagall, El Lissitzky et Kazimir Malevitch, l’exposition retrace la formidable éclosion d’activités artistiques révolutionnaires dans cette ville.

26 juillet 1919. École artistique de Vitebsk. Assis, de gauche à droite: El Lissitzky, Vera Yermolayeva, Marc Chagall, David Yakerson, Yudel Peng, Nina Kogan, Alexandre Romm

Vivant à Petrograd, Marc Chagall est témoin direct de la révolution bolchevique de 1917. Le vote d’une loi abrogeant toute discrimination nationale et religieuse lui confère pour la première fois, à lui artiste juif, un statut de citoyen russe à part entière. Chagall connaît alors une ivresse créative. Une série de chefs-d’œuvre monumentaux voit le jour. Chacun de ces grands tableaux semble un hymne au bonheur du couple, comme « Le Double Portrait au verre de vin », 1917, et « Au-dessus de la ville », 1918 montrant les deux amoureux, Chagall et sa femme Bella, s’envolant vers les nuées, libres comme l’air. Tout respire l’euphorie du moment. Au fil des mois cependant, Chagall se sent dans l’obligation de venir en aide aux jeunes Vitebskois en mal d’un enseignement artistique, de soutenir ceux qui, comme lui, sont d’extraction modeste et d’origine juive. Lui vient alors l’idée de créer dans sa ville une école d’art révolutionnaire, ouverte à tous, sans restriction d’âge et gratuite. Ce projet qui inclut aussi la création d’un musée, incarne parfaitement les valeurs bolcheviques ; il est validé en août 1918 par Anatoli Lounatcharski, chef du commissariat du peuple à l’instruction publique. Un mois plus tard, il nomme Chagall commissaire aux beaux-arts, avec pour première mission d’organiser les festivités du premier anniversaire de la Révolution d’octobre. Chagall invite tous les peintres de Vitebsk à fabriquer des panneaux et des drapeaux à partir de dessins préparatoires, dont un certain nombre ont survécu. Dans son autobiographie « Ma vie » Chagall écrira : « Par toute la ville, se balançaient mes bêtes multicolores, gonflées de révolution. Les ouvriers s’avançaient en chantant l’Internationale. À les voir sourire, j’étais certain qu’ils me comprenaient. Les chefs, les communistes, semblaient moins satisfaits. Pourquoi la vache est-elle verte et pourquoi le cheval s’envole-t-il dans le ciel, pourquoi ? Quel rapport avec Marx et Lénine?»

Proun 19D au MoMA (vers 1922)

Après les célébrations, le commissaire met toute son énergie dans le développement de son école, inaugurée le 28 janvier 1919. Chagall, admiré par ses élèves, doit se démener pour assurer le bon fonctionnement de son établissement. Tandis que les premiers professeurs, quittent déjà l’école comme Ivan Puni , d’autres font leur arrivée comme Vera Ermolaeva, future directrice, et surtout El Lissitzky qui prend en charge les ateliers d’imprimerie, de graphisme et d’architecture. Il insiste auprès de son ami Chagall pour inviter le chef de file des mouvements abstraits et fondateur du suprématisme Kazimir Malévitch. Très vite après son arrivée en novembre 1919, le charisme de ce théoricien hors norme galvanise les jeunes élèves. En peu de temps, ils forment ensemble avec des professeurs adeptes du courant novateur un groupe qui reçoit le nom Ounovis (les affirmateurs du nouveau en art). Un de leurs mots d’ordre proclame : « Vive le parti Ounovis, qui affirme les nouvelles formes de l’utilitarisme du suprématisme ». Ce collectif conçoit alors affiches, magazines, banderoles, enseignes et cartes d’alimentation ; le suprématisme infuse dans toutes les sphères de la vie sociale. Ses membres mettent en forme les fêtes et les œuvres scéniques décorent les tramways, ornent les façades, construisent les tribunes des orateurs. Carrés, cercles et rectangles colorés envahissent les murs et les rues de la cité. L’abstraction suprématiste devient le nouveau paradigme non seulement à l’école, mais du monde en général. Lissitzky, de par sa formation d’architecte, y joue un rôle clé. Avec son ensemble extraordinaire des Proun (Projets pour l’affirmation du nouveau en art), il est le premier qui, dans ses toiles et dessins, étale le volume architectural au plan pictural des suprématistes, le considérant comme « les stations de liaison entre la peinture et l’architecture » Malévitch de son côté se consacre moins à la réalisation des peintures – une exception étant son magistral Suprématisme de l’esprit – qu’à la rédaction de ses principaux écrits théoriques, et à son enseignement. Méthodique et stimulant, celui-ci séduit toujours plus d’étudiants, de sorte que Chagall s’en trouve de plus en plus isolé. 

Son rêve de faire coexister dans son école un art révolutionnaire indépendamment du style se brise au cours du printemps 1920. Ce principe fusionnel l’a guidé autant dans la constitution de la collection de son musée que dans l’organisation de la première exposition publique en décembre 1919, où les toiles de Vassily Kandinsky et Mikhaïl Larionov côtoient les œuvres abstraites d’Olga Rozanova. Ses classes se vidant peu à peu de leurs étudiants, Chagall se décide en juin à quitter Vitebsk pour s’installer à Moscou où il travaille pour le Théâtre juif. Blessé par cet échec, il gardera rancœur à Malevitch qu’il accuse d’avoir intrigué contre lui. 

Après le départ de Chagall, Malévitch et le collectif Ounovis, seuls maîtres à bord, travaillent à « l’édification d’un monde nouveau ». Des expositions collectives sont organisées, à Vitebsk et dans les métropoles russes ; des comités locaux sont instaurés à travers le pays comme le groupe Unovis à Smolensk autour de Vladislav Streminski et Katarzyna Kobro, à Orenburg avec Ivan Koudriashov, et à Moscou où Gustav Klutsis et Sergei Senkin sont rejoints par Lissitzky qui rallie à l’hiver 1920 le nouveau mouvement constructiviste. Avec la fin de la guerre civile en 1921-1922, le climat politique évolue : les autorités soviétiques cherchant à instaurer l’ordre qui leur est nécessaire dans la sphère idéologique et sociale, évincent les courants artistiques qui ne servent pas directement les intérêts du parti bolchevique. En mai 1922, la première promotion qui sort de l’école en sera aussi la dernière. Durant l’été, avec plusieurs de ses étudiants, Malévitch se rend à Petrograd pour y poursuivre sa réflexions sur un suprématisme volumétrique en élaborant les maquettes d’une architecture utopiste, intitulées Architectones ainsi que des ustensiles en porcelaine. Au fil des années l’école populaire d’art de Chagall se mue en un laboratoire révolutionnaire pour repenser le monde.

à confirmer :

expo Eugène Delacroix (1798-1863) - musée du Louvre

expo Nymphéas : l'abstraction new-yorkaise et le dernier Monet
         musée de l'Orangerie

 merci aux personnes qui le peuvent de bien vouloir réserver en  SEMAINE (moins de monde, moins de presse,...) 


réservation : michel.lheritier@gmail.com

téléphones : 06 80 63 33 58 01 42 09 36 42 / 06 78 31 56 5